Pascale Morelot-Palu – Texte critique multi-versions

Texte original, (dossier de présentation, monographie, article, dossier de presse, page « texte critique » du site Internet de l’Artiste…)

De l’énigmatique transparence des murs

De l’azur du néant, s’érigent avec aplomb des masses ténébreuses aux vertigineuses verticalités telles des calligraphies façonnées de pleins qui se désintègrent pour se réaffirmer au rythme énigmatique de la spontanéité du geste créateur. Chimères hallucinatoires du bâtisseur évoquant un monde aux spectres architecturaux contredisant l’horizon, aux vestiges de monuments stigmatisés par le temps qui se désagrègent lentement. Et puis, oscillant entre macro et micro vision, on ne sait plus si ces structures lointaines ne sont pas leurs réalités intimement scrutées, des parcelles de bâtisses décortiquées, les fragments organiques de ces constructions fantomatiques. A travers ces surfaces aux marbrures veinées de couleurs et bigarrées de textures émerge l’essence même des murs empreints des traces irrégulières du temps, burinés par les éléments terrestres, usés par l’activité humaine, marqués de meurtrissures et d’aspérités.

Chez Pascale Morelot-Palu, le geste est vif et le corps participe à élever les verticales qui rythment ses compositions pleines d’une énergie vibratoire issue de la disposition intuitive des masses, des couleurs et de la lumière. Au jeu complexe, mais visuellement épuré, de transparence et d’opacité, de clair et d’obscur, de plein et de vide, viennent se mêler les différentes écritures picturales de la matière et les effets chromatiques. Une force concrète se dégage des masses noires de la série « Les murs », émanant du dialogue entre l’empâtement de peinture déposé à la spatule de manière incisive, superposé à la sensibilité et à la transparence de couleurs lumineuses qui se dégradent subtilement en des blancs colorés. Cet effet de puissance est réaffirmé par les accidents de matière créé par la rapidité du geste d’où naissent des ouvertures révélant toute la dramaturgie de ces murs. Avec la série « Un souffle de mur », l’œil vibre de par la juxtaposition stratifiée de couleurs pures et la synergie de leurs mélanges insaturés. Le fond et les formes s’équilibrent, se découpant et se liant dans une même mesure, dans un même souffle pictural fluide et spontané relevant d’une sensation soudaine.

Pascale Morelot-Palu s’inscrit donc dans la lignée des expressionnistes abstraits tel Franz Kline connu pour ses œuvres en noir et blanc élaborées de manière spontanée. Stylistiquement parlant, et non pour sa démarche picturale, les œuvres de Pascale Morelot-Palu font également écho à celles de Pierre Soulages. Aux préceptes de l’abstraction occidentale s’ajoute le désir de l’artiste d’y introduire les principes de la peinture chinoise. En effet, son travail semble animé de calligraphies réduites parfois à un seul trait créant une énergie et un équilibre du plein et du vide. C’est en ce sens que le travail de Pascale Morelot-Palu entre également en résonnance avec les œuvres de Fabienne Verdier qui exploite la matière pour exprimer certaines forces fondamentales.

Construits avec ce que l’environnement direct offre de matières premières, les murs représentent pour l’artiste le signe d’une présence humaine en adéquation avec la nature. Ils dégagent une pléthore de contradictions que la peintre cherche à explorer. « Les murs » et leur coté tangible en tant que masse-obstacle, ceux qui protègent aussi bien qu’ils enferment, ceux qui s’érigent ou qui s’écroulent, ceux qui ferment un horizon ou qui ouvrent sur un horizon. « Un souffle de mur », son idée et son énergie qui apparaît pour disparaitre laissant un éther de mur en suspend.

« L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme. » Ce n’est pas sans étonnement que Pascale Morelot-Palu se reconnait dans cette pensée d’André Malraux. Des murs émanent une gamme de ressentis que l’artiste nous livre sans détour dans son travail pictural empreint d’une grande sensibilité de la couleur et de la matière, d’une énergie du geste, de rythmes découlant des verticales, d’équilibre des masses et de forces issues des contrastes. Ce que nous absorbons en retour d’une manière brute et non équivoque.

Sarah Noteman, le 24 Octobre 2016

Texte demi version (Catalogue, portail Internet, texte pour flyers A5…)

De l’énigmatique transparence des murs

S’érigent avec aplomb des masses aux vertigineuses verticalités qui se désintègrent pour se réaffirmer au rythme du geste créateur. Chimères du bâtisseur aux spectres architecturaux contredisant l’horizon, aux vestiges stigmatisés par le temps. Ces structures lointaines sont aussi leurs réalités intimement scrutées, des fragments décortiqués de leurs surfaces. Des marbrures veinées de couleurs et bigarrées de textures émerge l’essence des murs, burinés par les éléments terrestres, usés par l’activité humaine, marqués d’aspérités.

Le geste est vif et élève des verticales rythmant des compositions énergiques issues de la disposition des masses, des couleurs et de la lumière. Complexité épurée de transparence et d’opacité, de clair et d’obscur se mêlant aux accidents de la matière. Les œuvres semblent animées de calligraphies créant un équilibre du plein et du vide. La force des masses noires de la série « Les murs » émane des empâtements déposés à la spatule superposés à la transparence de couleurs et de blancs colorés, d’où naissent des ouvertures révélant la dramaturgie de ces murs. Avec « Un souffle de mur » l’œil vibre par la juxtaposition de couleurs pures et insaturés. Le fond et les formes se découpent et se lient dans un même souffle pictural relevant d’une sensation soudaine. Pascale Morelot-Palu s’inscrit dans la lignée des expressionnistes abstraits tels Franz Kline et, d’un point de vue stylistique, de Pierre Soulages. Elle rentre aussi en résonnance avec le travail de Fabienne Verdier pour son désir d’intégrer à l’abstraction les principes de la peinture chinoise. Signe positif d’une présence humaine, « Les murs », en tant que masse-obstacle, protègent et enferment, s’érigent ou s’écroulent, ferment et ouvrent un horizon. « Un souffle de mur », son idée qui apparaît pour disparaitre laissant un éther de mur en suspend. « L’art c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme. » écrivait André Malraux. Des murs émanent des ressentis que Pascale Morelot-Palu nous livre sans détour dans son travail empreint d’une sensibilité de la couleur, de la matière et d’une force des contrastes. Ce que nous absorbons en retour d’une manière brute et non équivoque.

Sarah Noteman, le 24 Octobre 2016

Texte quart de version (Catalogue, cartel d’exposition, page d’accueil du site Internet, présentation sur les réseaux sociaux, texte pour Flyer A6…)

De l’énigmatique transparence des murs

Spectres architecturaux de vestiges stigmatisés par le temps qui se désagrègent. Ces structures lointaines sont aussi leurs réalités intimement scrutées, des fragments décortiqués de leurs surfaces. Des marbrures veinées de couleurs et de textures émerge l’essence des murs, burinés par les éléments terrestres, usés par l’activité humaine, marqués d’aspérités. Le geste est énergique et érige des verticales rythmant les compositions d’une complexité épurée. Equilibre entre transparence et opacité, clair et obscur, plein et vide. « Les murs » et la force de leurs masses noires émane des empâtements déposés à la spatule superposés à la transparence de couleurs et de blancs colorés. En tant qu’obstacles, ils protègent et enferment, s’érigent ou s’écroulent, ferment ou ouvrent un horizon. Avec « Un souffle de mur » l’œil vibre par la juxtaposition de couleurs pures et insaturés. Le fond et les formes se découpent et se lient dans un même souffle pictural relevant d’une sensation, qui apparaît pour disparaitre, laissant un éther de mur en suspend. Pascale Morelot-Palu s’inscrit dans la lignée des expressionnistes abstraits tels Franz Kline, Pierre Soulages et Fabienne Verdier. Des murs émanent des ressentis que l’artiste nous livre sans détour et que nous absorbons d’une manière brute.

Sarah Noteman, le 24 Octobre 2016

Texte de trois lignes (Champ description du site Internet, description pour Google…)

Version 1 :

Les œuvres de Pascale Morelot-Palu s’inscrivent dans l’expressionisme abstrait de Franz Kline, Pierre Soulages et Fabienne Verdier. Dans ses toiles rythmées de verticales, l’artiste peint les murs et leurs ressentis avec une sensibilité de la couleur, de la matière, une énergie du geste, un équilibre des masses, de la lumière et une force des contrastes.

Version 2 :

Les œuvres de Pascale Morelot-Palu s’inscrivent dans l’expressionisme abstrait de Franz Kline, Pierre Soulages et Fabienne Verdier. Dans les séries « Les Murs » et « Un souffle de mur », un geste énergique érige des verticales dégageant une sensibilité de la couleur, de la matière, un équilibre des masses, de la lumière et une force des contrastes.

Titre 100 caractères (Titre de site Internet, Tweet, légende de photographie…)

Pascale Morelot-Palu, artiste peintre de l’énigmatique transparence des murs.

Mots clés :

Pascale Morelot-Palu, artiste, peintre, tableau, toile, œuvres, expressionisme abstrait, Franz Kline, Pierre Soulages, Fabienne Verdier, murs, couleurs, matière, masse, lumière, force, sensibilité, geste, énergie, équilibre, contraste, verticales