Scyll -Texte critique

Texte critique pour Scyll de Sarah Noteman

Texte original, 1 page (dossier de présentation, monographie, article, dossier de presse, page « texte critique » du site Internet de l’Artiste…)

Au gré d’un boléro de matières, les textures impriment le souffle de la nature ainsi que la transe de ses couleurs. De la cadence bouillonnante des motifs, du méandre des éléments surgissent ça et là des Ophélies renaissantes. Dédale organique et pictural au lyrisme sibyllin évoquant autant quiétude que tourmente. Un ballet de pensées fantasmagoriques que révèlent les songes d’un troubadour en errance. Ce monde parallèle issu du dialogue entre poésie des textures et complexité végétale fait écho avant tout à la psyché humaine. Tel un retour métaphysique à la nature pour se redécouvrir dans la compréhension du monde, de soi et des autres.

Scyll fait appel à une pluralité de techniques et de matériaux atypiques pour extraire le symbolisme des formes biomorphiques définitivement présentes dans chacune de ses œuvres. Enchevêtrement de papiers froissés, collages de fleurs, de tiges et de feuilles séchées, grattages, effets texturés des crayons, des pastels, de l’acrylique… Les superpositions de médiums éclectiques concèdent à souligner l’intrication des nervures propres aux éléments botaniques tout en réaffirmant le grain du support et des reliefs. La matière organique instaure une palette de couleurs naturelles d’ocres et de terres aux effets patinés, refécondée par des touches de couleurs vives à l’instar du nuancier d’Odilon Redon. Les contrastes de blancs et de noirs participent à l’élaboration d’ambiances insondables, de brumes énigmatiques et de profondeurs impénétrables. Les visages et les corps engloutis par la saturation des matières marquent un souffle dans les œuvres, un temps de pause pictural qui recentre le regard.

« Le tableau devrait être une chose, un objet investi par l’artiste d’une énergie mentale, d’une sorte de charge électrique qui, touchée par un spectateur à la sensibilité appropriée, déclenche des émotions déterminées. » écrivait Antoni Tapiès. Dans la série« Résonance végétale », Scyll se fait disciple des matiéristes de l’art informel, associant « la finesse du végétal et le côté plus brut de certaines matières ». Les matières chargées en émotions ainsi que les couleurs sourdes qui prédominent parfois évoquent le travail d’Anselm Kiefer. «Et l’idée était que la fragilité » nous révèle le symbolisme des éléments organiques dans leur vulnérabilité et leur complexité faisant écho à l’être humain, la sensibilité de son âme ainsi qu’à la multiplicité de ses facettes. En fait, ce que l’artiste qualifie d’ « abstraction végétale » est le point de départ d’un questionnement tourné vers le mystère de la connaissance de soi et des autres, d’où les « Insondables » et « Enigme ». Scyll personnifie ses réflexions par la présence de nus anonymes ou d’effigies à la physionomie imaginaire, à la limite de l’hybridité de par leur symbiose avec les éléments organiques. Ces personnages féminins évoquent parfois ceux de Klimt qui semblent ensevelis par le motif. « Jardins enfouis » illustre cette pensée d’Odilon Redon : « La logique du visible au service de l’invisible », telle une invocation à nos espaces intérieurs et psychiques impossible à cerner, nos ineffables refuges cachés. Quant aux «Interférences », Scyll s’interroge sur « ces liens subtils qui nous lient, nous relient, nous tiennent, nous retiennent, nous connectent parfois. »

C’est ainsi qu’au-delà du travail matiériste, jaillissent des « créations expérimentales » de Scyll, les préceptes du symbolisme. Contrastes de matières, de textures, de formes et de couleurs se consacrent à l’élaboration d’atmosphères introspectives. L’alchimie picturale entre matière végétale et effigies humaines renvoie à la fragilité et la complexité de la vie. De l’essence même des éléments organiques émane une résonance émotive telle une hymne au dédale de la psyché humaine empreinte d’énigmes, de profondeur et de poésie.

Texte d’une demi-page (Catalogue, portail Internet, texte pour Flyer A5…)

Matiérisme organique et poésie de la psyché.
Au gré d’un boléro de matières, le lyrisme des textures imprime la complexité de la nature et la transe de ses couleurs. Du méandre organique surgissent ça et là des Ophélies renaissantes. Fantasmagories d’un troubadour en errance faisant écho à la psyché humaine. Tel un retour à la nature pour se redécouvrir dans la compréhension du monde, de soi et des autres. Scyll superpose des matériaux tels que des éléments botaniques à des médiums éclectiques, réaffirmant le grain du support et des reliefs ainsi que l’intrication des nervures organiques. Une palette d’ocres et de terres fécondée par des couleurs vives évoque le nuancier de Redon. Les contrastes de blancs et de noirs participent à l’élaboration d’atmosphères introspectives. Les visages et les corps engloutis par la saturation des matières marquent un temps de pause pictural qui recentre le regard.

« Le tableau devrait être (…) investi par l’artiste d’une énergie mentale, d’une sorte de charge électrique qui (…) déclenche des émotions déterminées. » écrivait Tapiès. Disciple des matiéristes de l’art informel, Scyll associe finesse du végétal et côté brut des matières (« Résonance végétale »). Les couleurs parfois sourdes évoquent le travail de Kiefer. L’ «abstraction végétale » est le départ d’une réflexion tournée vers le mystère de la connaissance de soi et des autres (« Insondables » et « Enigme »). A l’instar des personnages de Klimt ensevelis par le motif, une symbiose picturale s’opère entre matières et effigies féminines. «Et l’idée était que la fragilité » révèle la vulnérabilité et la complexité des éléments organiques en écho à la sensibilité de l’âme et la multiplicité de ses facettes. Les « Jardins enfouis », nos ineffables refuges intérieurs, illustrent cette pensée de Redon : « La logique du visible au service de l’invisible. » Quant aux «Interférences », Scyll s’interroge sur les liens qui nous relient les uns aux autres. Des « créations expérimentales » de Scyll jaillissent les préceptes du symbolisme. Une résonance émotive émane des éléments organiques telle une hymne au dédale de la psyché humaine empreinte d’énigmes et de poésie.

Sarah Noteman, 13 octobre 2016.

Texte d’un quart de page (Catalogue, cartel d’exposition, page d’accueil du site Internet, présentation sur les réseaux sociaux, texte pour Flyer A6…)

Matiérisme organique et poésie de la psyché.
Boléro de matières, lyrisme de textures qui impriment la complexité de la nature et la transe de ses couleurs. Du méandre organique surgissent des Ophélies renaissantes faisant écho à la psyché humaine. Scyll superpose des matériaux et des médiums éclectiques à des éléments botaniques. Une palette d’ocres et de terres simultanée aux couleurs vives ou sourdes évoque le nuancier d’Odilon Redon ou d’Anselm Kiefer. Les visages et les corps engloutis par la saturation des matières marquent un temps de pause pictural qui recentre le regard. Disciple de Tapiès et de l’art informel, Scyll associe finesse du végétal et côté brut des matières. L’ «abstraction végétale » est le départ d’une réflexion tournée vers le mystère de la connaissance de soi et des autres. A l’instar des personnages de Klimt ensevelis par le motif, une symbiose picturale s’opère entre matières et effigies féminines. La vulnérabilité et la complexité des éléments organiques font écho à la sensibilité de l’âme et la multiplicité de ses facettes. Les atmosphères introspectives de Scyll, décrivant notamment nos ineffables refuges intérieurs, illustrent cette pensée d’Odilon Redon : « La logique du visible au service de l’invisible. » L’artiste s’interroge aussi sur les liens qui nous relient les uns aux autres. Des « créations expérimentales » de Scyll jaillissent les préceptes du symbolisme. Une résonance émotive émane des éléments organiques telle une hymne au dédale de la psyché humaine empreinte d’énigmes et de poésie.

Texte de trois lignes (Champ description du site Internet, description pour Google…)

Version 1 :

Scyll, artiste peintre au matiérisme de Tapiès et de Kiefer, exploite dans ses œuvres la complexité et la fragilité d’éléments botaniques pour dépeindre la sensibilité de l’âme humaine. L’alchimie picturale entre couleurs, matières organiques et représentations féminines évoque le symbolisme de Klimt et de Redon.

Version 2 :

Scyll, artiste peintre au matiérisme de Tapiès et de Kiefer, propose des représentations féminines ensevelies par les matières organiques et une palette de couleur évoquant le symbolisme de Redon et de Klimt. Ses toiles aux ambiances empreintes de mystère et de poésie font écho à la sensibilité de l’âme humaine.

Titre 100 caractères (Titre de site Internet, Tweet, légende de photographie…)

Scyll, artiste peintre entre matiérisme organique et poésie de la psyché humaine.-

Mots clés :

Scyll/ artiste/ peintre/tableau/ toile/ œuvres/ matiérisme/ Symbolisme/ Tapiès/ Redon/ Kiefer/ Klimt/ matière/ organique/ humain/couleur/ complexité/ fragilité/ âme / mystère/poésie

Version sonore (Audio-guide, Youtube, vidéo, œuvre qui parle…)

Lien sonore :

www.oeuvrequiparle.com/AA2499

 

Flash-code audio-guide 

AA2499-400-Scyll